KOMPETENZ WORK

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#KIIKANLA n°7

De l’enfant fasciné par les signes à l’adulte engagé dans la création artistique, son itinéraire invite à interroger les liens entre éducation, discipline, curiosité et liberté. Comment se construit une vocation artistique ? Quelles expériences façonnent le regard d’un artiste ? Et comment un parcours professionnel éloigné de l’art peut-il conduire à en faire un espace d’expression et d’engagement ?

Photo (c) Youssoupha Siby

Youssoupha Siby est un artiste sénégalais que l’on pourrait qualifier de « vieux-jeune ». Après une carrière professionnelle dans l’industrie extractive [?], il a « choisi » de s’engager dans l’univers de l’art, explorant aussi bien la création que le commissariat et le montage d’expositions. Son parcours est également marqué par des collaborations au Sénégal et à l’international, des résidences artistiques [?] et des masterclasses [?].

Né à Dakar [?], il grandit entre Rebeuss et Fass, dans un environnement familial empreint d’affection et de tolérance, où les châtiments corporels n’avaient pas leur place. Très tôt [quel âge?], il manifeste un intérêt pour les livres et les feuilles sur lesquels ses parents tracent des lignes et des courbes dont le sens lui échappe. Fasciné par ces signes mystérieux, il cherche à les reproduire. Le mimétisme devient ainsi l’une des premières manifestations de sa curiosité, mais aussi une illustration de l’influence des adultes [parents? … ou adultes de manière générale?] sur la formation de l’enfant. [ d’anecdotes???illustrer]

Comme les autres enfants de son quartier, il partage son temps entre les jeux de rue, notamment le football, le gartoombe [quel type de jeu?] et le cache-cache. Élève studieux, il franchit avec succès plusieurs étapes de son parcours scolaire [école coranique, certificat d’études???], jusqu’à réussir, en 1972, le concours d’entrée à l’École militaire préparatoire de Saint-Louis, qui prend le nom de Prytanée militaire Charles-Ntchoréré l’année suivante.

Son passage dans cette institution ne dure cependant pas les sept années réglementaires. Après cinq ans de formation, il est renvoyé à la suite d’une grève [?], récidive d’un mouvement survenu l’année précédente. De retour à la vie civile, il constate néanmoins que l’expérience militaire a profondément marqué sa personnalité. Paradoxalement, lui qui était considéré par certains chefs de classe comme un « élément catalyseur », autrement dit un élève capable de susciter des réactions et d’influencer le groupe, porte encore en lui les traces d’une institution dont il n’a pas suivi le cursus jusqu’à son terme.